Quimbara
Celia Cruz & Johnny Pacheco · 1974 · écrite par Junior Cepeda, extraite de l’album Celia & Johnny
À peine une histoire : la rumba appelle, et Celia Cruz répond par un refrain à décrocher la mâchoire qui veut dire « dansons » depuis cinquante ans.
L’histoire
1.L’appel
La chanteuse entend la rumba qui l’appelle. Elle dit au tambour d’attendre un peu : elle arrive, elle doit juste chanter son guaguancó d’abord.
2.Pourquoi elle ne peut pas dire non
Ce n’est pas qu’elle refuse : la rumba vit dans son cœur. Toute sa vie se résume à la rumba et au guaguancó.
3.Tout le monde entre
Puis le refrain lance les syllabes de tambour du titre, et elle nomme ceux qui la dansent, María, Joseíto et d’autres, jusqu’à ce que toute la salle y soit. Si tu veux t’amuser et danser, c’est l’invitation.
Phrases clés
- “La rumba me está llamando”Rumba désigne ici la rumba afro-cubaine de tambours et de voix, pas la danse de salon du même nom. Le guaguancó qu’elle veut chanter en est le style le plus connu.
- “Bongo, dile que ya voy”Elle parle au tambour comme à un ami qui attend à la porte, et lui demande de patienter un instant pendant qu’elle finit sa chanson.
- “Mi vida es tan solo eso”La rumba et le guaguancó, rien de plus : ce n’est pas quelque chose qu’elle peut refuser.
- “Quimbara, cumbara, cumba quimbambá”Des sons inventés qui sonnent comme un motif de tambour, dans la tradition des chants vocaux de la rumba. Il n’y a rien à traduire : c’est là pour être chanté.
Contexte
Celia Cruz a quitté Cuba en 1960 et est devenue la reine de la salsa à New York. Celia & Johnny, son premier album avec le flûtiste et chef d’orchestre Johnny Pacheco, est sorti sur le label Vaya en 1974, et Quimbara, son premier single, est arrivé en tête à New York et à Miami.
Elle a été écrite par Junior Cepeda, un jeune Portoricain de 20 ans. En 2014, la Bibliothèque du Congrès a ajouté l’album au National Recording Registry des États-Unis.
La chanson est un hommage à la rumba, la musique afro-cubaine de tambours et de voix. La salsa lui doit les congas, l’appel et réponse, et une bonne part de son attitude.
Sur la piste de danse
Rapide et brûlante dès la première mesure. Les congas et le bongó s’emboîtent, et il y a un break de percussions où ils prennent le relais : un excellent moment pour un shine ou une pause stylisée.
Le refrain est court et revient souvent. Une fois que tu le connais, tu le chanteras aussi, et la piste de danse avec toi.
Ceci est notre propre récit de la chanson, pas ses paroles ni une traduction de celles-ci : les quelques courtes phrases citées sont là pour expliquer ce qu’elles veulent dire. La chanson appartient à son auteur, Junior Cepeda.
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