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Coro

El Día de Mi Suerte

Willie Colón & Héctor Lavoe · 1973 · écrite par Willie Colón & Héctor Lavoe, extraite de l’album Lo Mato

Orphelin à dix ans, puis la rue, puis la prison, et il est toujours sûr que son jour de chance viendra : une histoire de malchance sur l’un des refrains les plus joyeux de la salsa.

L’histoire

  1. 1.Un mauvais départ

    Quand il était petit, sa mère est morte et l’a laissé seul avec son père, qui lui a promis qu’il ne resterait jamais seul. Mais son père est tombé malade lui aussi, et quand le garçon a eu dix ans, il est mort.

    À l’enterrement, les gens ont dit au garçon en pleurs de ne pas pleurer : sa chance allait tourner.

  2. 2.Attendre

    Alors il a attendu sa chance, mais sa vie a pris une autre route. Il survivait dans un monde dont il ne pouvait pas sortir, et pour manger, il faut bien trouver de l’argent d’une façon ou d’une autre.

    Il a fini en prison, où ses amis lui écrivaient la même phrase : ne t’inquiète pas, ta chance va tourner.

  3. 3.Toujours à attendre

    Maintenant il est seul, il se demande ce que sa vie va devenir, sans endroit où retourner et sans personne à qui il veuille être un fardeau. Il est fatigué d’attendre, mais si le destin le trahit encore, il jure qu’il ne faillira pas.

    Et à chaque fois, le refrain revient : son jour de chance viendra, avant qu’il meure.

Phrases clés

  • “Pronto llegará el día de mi suerte”Le refrain, et toute sa philosophie. Le futur, llegará, est une promesse qu’il se fait à lui-même.
  • “antes de mi muerte”Les petits caractères de son espoir : bien sûr, sa chance va tourner, mais peut-être pas de sitôt.
  • “No llores, nene”Nene est le mot portoricain pour un petit garçon. C’est ce que les adultes lui ont dit à l’enterrement de son père.
  • “Para comer hay que buscarse el real”Un real était une ancienne pièce espagnole, et dans les Caraïbes, el real veut encore dire l’argent. La phrase explique, sans le dire, comment il a fini du mauvais côté de la loi.
  • “No te apures que tu suerte cambiará”Dans l’espagnol des Caraïbes, no te apures veut dire « ne t’inquiète pas », pas « ne te presse pas ». C’est ce que ses amis lui écrivent en prison.

Contexte

Elle vient aussi de Lo Mato (Fania, 1973), le même album que « Calle Luna, Calle Sol ». Le disque original attribue la chanson à Willie Colón et Héctor Lavoe ensemble.

C’est l’histoire d’un garçon qui perd tout et d’un homme qui attend toujours que sa chance tourne, racontée sur l’un des refrains les plus joyeux de la salsa. Ce mélange de vie dure et d’espoir explique en grande partie pourquoi le barrio aimait Lavoe.

Sur la piste de danse

Un groove vif et chaloupé, et un refrain que tout le monde chante. C’est une chanson qui fait du bien malgré son histoire.

Le coro répète que son jour viendra, et Lavoe répond par l’histoire, couplet après couplet, puis par des phrases improvisées. Le refrain est l’endroit où mettre ton énergie.

Ceci est notre propre récit de la chanson, pas ses paroles ni une traduction de celles-ci : les quelques courtes phrases citées sont là pour expliquer ce qu’elles veulent dire. La chanson appartient à son auteur, Willie Colón & Héctor Lavoe.

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